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  • 12 juillet 2025, première fête médiévale du Castrum.

Le château

Avertissement : Le château de Cornillon se situe sur une parcelle privée, nous déconseillons donc de vous rendre sur le site.

Dans la seconde moitié du XIIIe et au début du XIVe siècle, les seigneurs de Mévouillon et de Montauban, endettés, cèdent progressivement la mouvance, puis la pleine propriété de leurs castra à leurs voisins, les seigneurs du Dauphiné, de Provence et du Comtat. Le partage des Baronnies entraîne quelques tensions et batailles, qui tournent à l’avantage du Dauphin et du comte de Provence. Le premier se contente de restaurer les vieilles forteresses, mais le second se lance dans d’importantes reconstructions, notamment dans les enclaves de Mison et de Cornillon-sur-l’Oule.

Après l’orage…

Le château de Cornillon-sur-l’Oule a été bâti vraisemblablement entre 1242 et 1268. Il s’agit d’un château de hauteur, de plan grossièrement triangulaire, cantonné de deux tours demies rondes et d’une tour carrée. Le plan régulier et les vastes bâtiments alignés le long des courtines trahissent une tradition castrale étrangère, capétienne ou angevine. L’accès se fait au sud via des rampes commandées par les courtines, ou au nord par une poterne ouverte sous le feu d’une archère. Les tours comportent un rez-de-chaussée aveugle et voûté ; les deux tours demies rondes, au nord, sont ouvertes à la gorge et dotées de deux étages équipés d’archères ou de bouches à feu. La tour nord-est a en outre abrité le chœur de la chapelle castrale. La château de Cornillon-sur-l’Oule est un des témoignages les plus impressionnants du pouvoir comtal provençal qui contrôlait, entre le XIIIe et le XVe siècle, un ensemble de seigneuries dans la vallée de l’Oule, appelé la “claverie de l’Oule”. 

L’enceinte du château épouse le sommet d’une montagne qui culmine à 739 mètres d’altitude. Les dimensions des côtés de son enceinte triangulaire sont de 44, 30 et 51 mètres. Aux angles nord-ouest et nord-est, ont été construites deux tours circulaires. L’accès principal se faisait par le sud, mais une poterne existait dans le mur nord. A l’intérieur de l’enceinte, on retrouve les vestiges de trois corps de bâtiments, comme le montrent en élévation de nombreux trous de poteaux et, au sol, des restes de murs en élévation (salle, chapelle). Au centre de la cour intérieure se trouvait une citerne creusée dans le rocher et voûtée. A l’est et en contrebas du château s’étageait le village médiéval de Cornillon, dont seul une portion du mur d’enceinte nord qui rejoint celui du château est encore visible. La chapelle castrale est citée à la fin du XIIe siècle comme une dépendance de l’abbaye de Sainte-Barbe (Lyon), alors que le château n’est explicitement mentionné qu’en 1268. Il intégre le domaine comtal en 1305 et sert ensuite de siège de garnison et de châtellenie. Au XVIe siècle, il sert aux troupes protestantes. Au contraire d’autres forteresses royales de la région, comme Mérindol ou Mévouillon, il n’est pas démantelé au XVIIe siècle. Ses vestiges sont généralement datés du XIIIe et XIVe siècle, avec des phases de restauration au XVIe siècle.

Pour aller plus loin à propos des armoiries du château :

Le choix des armoiries du château de Cornillon s’est porté sur deux dragons face à face. En langage héraldique, on les décrit ainsi “de gueules à deux dragons affrontés d’or’.
“Gueules” signifie rouge, et on parle d’or à la place de la couleur jaune.
Une première raison historique explique ce choix : la famille des Mévouillon Montauban a été propriétaire du château de Cornillon juste après sa construction à la fin du XIIIème siècle. Cette famille représentait les plus grands seigneurs de la région qu’on appelle Baronnies aujourd’hui. Or on a retrouvé un sceau datant de 1264 de Dragonet de Montauban qui montre deux dragons ailés face à face. Le sceau est actuellement conservé aux archives nationales de Paris.
La seconde raison tient à la forme des arrêtes rocheuse qui enserre le castrum. A vous de découvrir, lorsque vous viendrez sur site, les dragons couchés qui se sont transformés en pierre et se sont endormis dans un long sommeil…
Y aurait-il en outre, une allusion à Saint Michel terrassant le dragon représenté sur un tableau de l’église de Cornillon du XI et XIIème siécle?

L’association, son statut et son projet

En attente.

Ressources iconographiques

Ressources documentaires et bibliographiques

Adhésion à l’association et contact

Si vous souhaitez soutenir ou participer au projet de sauvegarde du château de Cornillon, vous pouvez adhérer à l’Association «Les Amis du Castrum de Cornillon-sur-l’Oule »  en complétant le formulaire joint.

 

Vous pouvez être membre à partir de 10 euros et obtenir des informations régulières et exclusives sur l’avancement du projet. Si vous souhaitez donner un coup de pouce supplémentaire, vous pouvez être membre bienfaiteur, il vous en coûtera 40 euros.

 

Vous pouvez contacter l’association par email : adadccslo@gmail.com
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