Soldat Roche. Erratum et compléments. Le Chemin des Dames.

Le 2 février 2021

Nous avons commis une erreur dans notre article du 31 janvier dernier !

En effet, nous avons indiqué que notre contributeur réside à Troyes alors qu’il s’agit de Soissons. Cela conduit à ne pas situer correctement le théâtre de la bataille du Chemin des Dames et c’est, pour la mémoire de ces évènements, bien regrettable.

La Nécropole nationale de Pontavert est bien sûr située dans le triangle composé par les villes de Soissons, Reims et  Laon comme indiquée dans la carte n°1 et implantée au sud de Craonne là où est tombé Ulysse Roche.

La carte n°2 est issue d’une carte IGN publiée spécialement à l’occasion du centenaire de cette bataille.

Une visite du site chemindesdames.fr  nous invite à aller plus loin et nous souvenir de ce qu’ont vécu tous ces soldats et notamment nos drômois si loin de leurs collines odorantes et ensoleillées du Diois et de haute Provence…

Merci à notre ami d’avoir corrigé cette erreur et n’hésitez pas à nous contacter et contribuer à notre (votre site). Il existe pour que nous puissions tous échanger autour de notre village et de sa vallée.

Soldat Roche.

Le 31 janvier 2021.
Un lecteur assidu du site, résidant dans la région de Troyes, s’est rendu à la Nécropole de Pontavert à la suite de la publication de notre article  du 11 novembre dernier à la mémoire des Cornillonnais disparus pendant la première guerre mondiale.

Nous indiquions :
Ulysse Joseph Roche fut le dernier mort cornillonnais de la guerre de 1914-1918, tué à l’âge de 24 ans.
Incorporé dans le 68ème bataillon de chasseurs alpins, le jeune sergent se bat d’abord dans les Vosges puis, à partir de septembre 1916, sur le front de la Somme. En avril 1917, les combats ont lieu autour de Craonne, dans l’Aisne, à une vingtaine de kilomètres de Reims.
-Ulysse est mort le 20 avril 1917.
-Il est enterré à la Nécropole Nationale de Pontavert, dans la tombe 1507.

Il s’agit bien de la tombe 1507, mais comme le note justement notre contributeur le prénom se limite à L.
Pourquoi ?
On va continuer nos recherches notamment par l’état civil.

Il reste à éclaircir également la présence de deux noms affichés à l’intérieur de l’église Saint Michel, mais absents de la plaque apposée sur la façade de la mairie de Cornillon. On les trouve en revanche sur la plaque du monuments aux morts de Cornillac.
Pourquoi?

N’hésitez pas à nous aider dans ces recherches de la mémoire du village en nous contactant.

Un grand merci à notre contributeur!

Mémoires des cornillonnais disparus pendant la guerre de 1914-1918

Morts pour la France.
Plaque du souvenir apposée sur la façade de la mairie.
Trois noms :

Désiré Alphonse RICHAUD
Léopold Nazaire LAMBERT
Ulysse Joseph ROCHE.

Leurs noms figurent dans le Livre d’Or des Morts pour la France.
(Fonds du Ministère des Pensions Archives Nationales)


Voici leur histoire.

Désiré Alphonse Richaud est mort le premier, le 12 décembre 1914, à 32 ans.
Des recherches généalogiques (1) le disent célibataire, menuisier de métier, quatrième et dernier enfant de François Philippe Richaud et de Marie Flavie Mourier. Après avoir rejoint la 24ème compagnie du 252e R.I., concentré du 8 au 20 août 1914 dans la région de Gap avec les autres unités de la 64e division d’infanterie, Désiré est envoyé au front en Meurthe et Moselle, vers une zone de tranchées, vers le bois de Remières, entre les villages de Saint-Baussant et Seicheprey, à une quarantaine de kilomètres au sud de Metz et de Verdun. C’est là qu’il meurt lors d’une attaque des lignes allemandes.

Historique du 252e régiment d’infanterie pendant la guerre 1914-1918 (2). EXTRAIT :

Pendant les mois d’octobre et de novembre, l’activité du régiment se manifeste par l’accentuation continue de la progression vers les tranchées ennemies, les reconnaissances et les patrouilles. Le travail est bientôt rendu pénible par la pluie et le froid. Pendant que la partie gauche du secteur est organisée défensivement, la droite est l’objet de travaux offensifs, avec sapes et boyaux d’avancement vers les tranchées ennemies. Le 12 décembre, le 252e prend part à l’attaque effectuée par la 64e division ; la 128e brigade a pour objectifs les tranchées allemandes établies sur le plateau nord du bois de Remières. Cette attaque, contrariée par une pluie diluvienne et par la boue qui rend les fusils inutilisables, échoue avec de lourdes pertes. (…) Pendant la nuit, les éléments de première ligne, aidés par la section de mitrailleuses du lieutenant DE BOUILLÉ, repoussent plusieurs contre-attaques ennemies. Le lendemain, le régiment reste en soutien de l’attaque et n’a pas à intervenir. Dans les deux journées il a perdu 44 tués dont 3 officiers (…) , 92 disparus dont 3 officiers, et 143 blessés.

Léopold Nazaire Lambert meurt le 15 septembre 1915 à l’âge de 27 ans.
Après s’être battu depuis 1914 en Somme, en Belgique et en Artois, Léopold arrive avec son régiment, le 160ème R.I., en Champagne.

Historique du 160ème régiment d’infanterie. France. 1914-1918 (3). EXTRAIT .

C’est pendant cette préparation de la grande attaque d’automne que Nazaire est tué, autour du village de Ripont (mentionné sur le certificat militaire), dans la zone de Beauséjour (mentionnée dans le texte et sur la plaque commémorative de Cornillon).

Ulysse Joseph Roche fut le dernier mort cornillonnais de la guerre de 1914-1918, tué à l’âge de 24 ans.
Incorporé dans le 68ème bataillon de chasseurs alpins, le jeune sergent se bat d’abord dans les Vosges puis, à partir de septembre 1916, sur le front de la Somme. En avril 1917, les combats ont lieu autour de Craonne, dans l’Aisne, à une vingtaine de kilomètres de Reims.

Ci-dessous :
Pages de gloire du 68ème bataillon de chasseurs alpins (4).
– Le récit de la bataille commence le 16 avril 1917, Ulysse est mort le 20 avril 1917.
– Il est enterré à la Nécropole Nationale de Pontavert, dans la tombe 1507.


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